L’apnée
dynamique

L’apnée dynamique n’est pas réservée aux plus sportifs. Cette discipline peut être pratiquée à tout âge, avec ou sans palmes. L’âge minimum étant de 8 ans, comme pour toutes les autres disciplines de l’apnée.
L’apnée dynamique demande une bonne gestion de l’effort et de la dépense énergétique pour parcourir la plus longue distance horizontalement.
Cette discipline se pratique en piscine à faible profondeur, avec monopalme, bipalmes, ou sans palmes.

Les épreuves de vitesse et d’endurance font partie de l’apnée dynamique.

Sommaire
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    L’apnée dynamique
    avec palmes (DYN) ou (DYNB)

    L’apnée dynamique avec palmes nécessite un travail de palmage, de gestion de l’effort, de vitesse de déplacement ainsi que d’hydrodynamisme.
    Monopalme ou bipalmes sont possibles. Le port de combinaison est fortement recommandé pour améliorer la glisse.
    Maintenir l’horizontalité de l’apnéiste nécessite un plombage étudié.

    Descriptif de l’apnée dynamique avec palmes

    L’apnée dynamique avec palmes est considérée comme la discipline la plus difficile. L’athlète doit palmer horizontalement de façon continue et régulière sur une distance la plus longue possible.

    L’effort fourni devenant de plus en plus intense et long, les cellules musculaires produisent alors de l’acide lactique qui provoque contractures, crampes et raideurs.

    L’apnéiste ne bénéficie d’aucune pause si ce n’est celle correspondant au demi-tour effectué à la fin de la longueur.

    L’apnée dynamique se pratique de plus en plus avec une monopalme et des plombs de cou. Grâce à ces deux éléments, l’assiette neutre obtenue, permet grâce à une technique mêlant ondulations (deux ou trois) et interruption (2 ou 3 secondes) d’augmenter la distance et donc la performance. La vitesse reste constante et l’effort est amoindri.

    Capacités requises

    Pour pratiquer l’apnée dynamique avec palmes, plusieurs capacités sont requises.

    Capacités aérobies

    En apnée dynamique, l’apnéiste doit conserver une vitesse mesurée de façon à ménager l’énergie dépensée et maintenir son rythme cardiaque. Malgré tout, une propulsion trop lente implique des temps d’apnée beaucoup plus longs.
    L’athlète doit donc absolument améliorer ses capacités aérobies.

    Capacités anaérobies

    Après un effort intense, les muscles consomment le glucose sans oxygène. On parle alors du seuil d’anaérobie. L’acide lactique s’accumule dans le sang et le sportif ressent des contractions musculaires douloureuses.
    La progression devient de plus en plus difficile.
    Il faut donc travailler sur l’intensité de vos entraînements de façon à reculer ce seuil anaérobie et pouvoir supporter la douleur le temps nécessaire pour parcourir la distance voulue.

    Capacités de force

    Les déplacements, même s’ils sont relativement lents, demandent une certaine force pour maintenir un travail régulier et efficace. Il ne faut donc pas négliger le renforcement musculaire.

    Capacités techniques

    Certes, l’usage des palmes et monopalmes conduit à une propulsion conséquente mais cela ne suffit pas. Travailler la technique avec la respiration permet d’obtenir des résultats beaucoup plus satisfaisants.

    Capacités physiques

    Travailler la souplesse du corps est nécessaire pour pratiquer l’apnée dynamique avec palmes, notamment la monopalme. La mobilité articulaire sera requise pour amoindrir les tensions et rigidités des différentes parties du corps.

    Améliorer son élasticité conduira à des mouvements plus harmonieux et plus efficaces.

    La progression des records en apnée dynamique avec palmes​

    Le tableau ci-dessous démontre bien l’amélioration de la technique en dix ans.
    Pour allonger nettement la distance parcourue, les athlètes ont travaillé sur :
    1. L’ augmentation de la faculté des muscles à supporter l’acidose musculaire
    2. Leur capacité à trouver une assiette neutre

    Nom

    Distance parcourue

    Année

    Stéphane Mifsud

    174 mètres

    2002

    Goran Colak

    273 mètres

    2011

    L’apnée dynamique
    sans palmes (DNF)

    L’apnée dynamique sans palmes est certainement l’une des disciplines les plus complexes. Elle conjugue une technique de brasse particulière et une forme de glisse qui doit faire économiser toute dépense énergétique inutile.
    Parcourir la plus grande distance en apnée dynamique sans palmes demande une certaine technique de nage pour économiser au mieux les mouvements.

    Descriptif de l’apnée dynamique sans palmes

    Dépourvue de toute aide à la propulsion, la progression doit se faire à la brasse. Des capacités physiques et techniques sont donc requises pour ce type de discipline.
    Si les capacités techniques sont négligées, l’énergie sera mal consommée et le plongeur aura bien du mal à parcourir une longue distance.
    Suite à la poussée des bras et des jambes, l’apnéiste bénéficie de la flottabilité neutre. Cette phase de glisse permet à l’athlète d’économiser son énergie. Elle est donc incontournable pour progresser en distance sans s’épuiser.
    Des solutions de lestage sont possibles pour améliorer l’horizontalité et la position hydrodynamique (lest sur les hanches et le cou).

    Porter une combinaison permet également de répartir la flottabilité de façon uniforme. De plus, elle apporte à l’athlète un confort et une isolation thermique ainsi qu’un meilleur coefficient de pénétration dans l’eau.
    Contrairement à la brasse en surface où le mouvement de propulsion est continu, dans l’apnée dynamique sans palmes, il est divisé et alterne avec des phases de glisse.
    Il s’agit donc de gérer la fluidité de votre déplacement pour progresser en distance.Voici la décomposition des mouvements :
    • brasse avec les bras
    • glisse
    • brasse avec les jambes avec positionnement des bras en avant
    • extension et glisse
    • brasse avec les bras

    A noter que le mouvement des jambes est différent de la brasse classique : l’ouverture des genoux doit être plus grande.

     

    Capacités requises

    Pour pratiquer l’apnée dynamique sans palmes, plusieurs capacités sont requises.

    Capacités aérobies

    La propulsion fragmentée du début permet aux muscles de travailler en aérobie. Il est donc nécessaire d’améliorer la technique de façon à parcourir la plus grande distance avant de ressentir les premières douleurs. Plus vous travaillerez votre système cardiovasculaire plus votre travail en aérobie sera aisé.

    Capacités anaérobies

    La propulsion séquencée retarde la lourdeur des muscles. Quand cette sensation désagréable survient, il est impératif de garder la même cadence et la même aisance de déplacement. Les capacités anaérobies sont donc essentielles lors de la pratique de l’apnée dynamique sans palmes.

    Capacités de force

    Les déplacements, même s’ils sont relativement lents, demandent une certaine force pour maintenir un travail régulier et efficace. Il ne faut donc pas négliger le renforcement musculaire.

    Capacités techniques

    Pour améliorer votre performance, il faudra travailler votre préparation technique et votre élasticité corporelle. Toutes les parties du corps sont sollicités, il faut donc veiller à entretenir une mobilité articulaire correcte.

    Disciplines de vitesse et endurance

    Dans la catégorie apnée dynamique, on retrouve les disciplines de vitesse et d’endurance suivantes :

    16 x 25m
    Cette épreuve se pratique dans un bassin de 25 mètres.

    16 x 50m
    Cette épreuve de vitesse et d’endurance consiste à parcourir en piscine 16 fois 50 mètres en apnée. L’apnéiste peut respirer et récupérer après chaque longueur, sans limite de temps.

    100m Sprint
    100 mètres sont à parcourir rapidement en apnée en monopalme.

    Le Jump blue ou Cube
    L’apnéiste doit réaliser la plus grande distance à l’aide de ses palmes en suivant un parcours cubique de 15 m de côté.
    Ce cube immergé est constitué de cordes que l’apnéiste parcourt pour comptabiliser le plus de côtés possibles.

    Lexique de l’apnéiste

    La phase de flottabilité neutre correspond à la phase où le plongeur ne flotte pas, ne s’enfonce pas mais reste à une profondeur unique.

    Le lestage en plongée sous-marine consiste à lester sa combinaison à l’aide de plomb fixé principalement à la ceinture, afin de contrebalancer la flottabilité naturelle du corps humain.

    Le travail en aérobie consiste à pratiquer une activité physique nécessitant de l'oxygène. Le niveau de l’activité en aérobie est faible. L’énergie fournie est suffisante et le corps brûle des lipides.

    Le travail en anaérobie s’effectue en l’absence d’air et d’oxygène. On parle alors d’effort en résistance. Le corps brûle des sucres et l’énergie est moindre. Le corps produit alors des déchets (acide lactique)

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